Péda : « Classes ouvertes »

Si on veut faire évoluer l’enseignement au profit des élèves et du corps enseignant comme dans tout conflit ou divergence d’opinions, il est préférable de chercher les dénominateurs communs avant de se quereller sur ce qui nous oppose. Quel est le celui des différentes parties ? Comment aider le plus grand nombre d’étudiants sans augmenter les contraintes pour les professeurs et sans que les budgets de l’Etat n’explose à court terme ? Même si ceux qui liront cette page ne se préoccupe généralement pas de ce dernier point, cette notion est importante pour que les représentants politiques souhaitant défendre l’enseignement puisse être entendus par leurs collègues attachés aux finances à court terme puisque le monde politique est ainsi fait (…).

Pédagogie ouverte

Si on se réfère à de nombreux écrits, de nombreux pédagogues préconisent de permettre aux enfants de respecter leur rythme d’évolution et de travailler notamment en module comme c’est le cas dans les pays nordiques notamment en Finlande mais le principe de modules a été remis en question quelques fois étant donné les difficultés qu’elles génèrent à suivre un modèle social classique par la suite ou de maintenir des relations de longues durées.

Etant donné le manque de structure de nombreux enfants et plus particulièrement de la gente masculine, les pédagogies dites actives qui respectent vraisemblablement bien plus le rythme de chacun et développent depuis plus longtemps le principe d’intelligence collective, ne correspondront pas forcément à tous ni ne permettra que chacun puisse s’insérer dans l’organisation professionnelle hiérarchisée de la plupart des entreprises. Dès lors, ce seul modèle ne peut être appliqué à toute la population (développement ultérieur).

On considère volontiers que les filles réussissent mieux à l’école (DEPP, 2014). Elles font des études plus longues que les garçons et quittent plus souvent l’école dotées d’un diplôme de niveau au moins égal à bac+3 (respectivement 38 % et 26 %). Réciproquement, les garçons sortent plus souvent de l’école sans aucun diplôme (16 %, contre 9,5 % des filles). Mais au-delà du bac, les filles se distinguent par des études moins souvent sélectives : ainsi, on compte une majorité de garçons en classes préparatoires scientifiques aux grandes écoles (70 %) … CAIRN

Emancipation intellectuelle, sportive et artistique

Il est inutile sans doute de revenir sur le nombre de textes qui relèvent et/ou préconisent l’importance de sortir d’un enseignement dit classique et d’augmenter la pratique des arts, des sports ou la connaissance de certaines matières. Seulement, il est bon de rappeler que certains élèves présentent déjà des difficultés à suivre les matières actuelles avec les heures consacrées alors présentent de grandes facilités (visibles ou invisibles de certains). Même si en effet, les matières pourraient être revues, nous pouvons considérer que le secteur de l’enseignement aussi bien en France qu’en Belgique ne comporte qu’une minorité d’enseignements prêts à réaliser de gros changements. Nous préconisons dès lors de postposer ces changements bien après ce qui suit et traiterons de ce sujet sensible ultérieurement en même temps que nous ferons la métacognition des professions les plus courantes (…).

Concernant les sports, même si nous ne pouvons nier l’intérêt pour la santé, pour l’union de groupe et le bien-être général, nous ne pouvons pas nier le désintérêt pour cette pratique par une partie des élèves ou pour l’esprit de compétition qui en découle la plupart du temps.

Concernant les arts nul connaisseur ne pourra nier la capacité empathique développée chez les artistes …avant même d’avoir pratiquer un art ou un autre en connaissance de cause. Nous ne parlons donc pas du dessin dans les premières années d’études. Etant donné que nous défendons la proportionnalité animale des facultés et l’inégalité animale qui en découle et que nous pouvons observer dans les différents milieux artistiques, nous défendons l’idée que les arts doivent être connus et pratiqués pour réveiller les capacités enfouies mais que certains sortiront toujours du lot.

De nombreux adultes ont exprimé, parfois avec des décennies de silence, la difficulté qu’ils ont rencontré dans l’enseignement primaire et secondaire à fonctionner dans la canevas traditionnel notamment à cause de leurs différences de mode de fonctionnement qui, au lieu d’en faire des héros, en a fait des victimes. La plupart du temps ce fut entre 11 et 16 ans que les sentiments de différence se sont fait ressentir ou tout au moins des sentiments d’ennui pouvant atteindre le bore-out ou des mécanismes spécifiques.

De ces connaissances des comportements et capacités distinctes, nous préconisons un système tenant compte de ces différentes attentes et possibilités que nous avons appelé les Classes ouvertes.

Le principe général de Classes ouvertes est le fait de maintenir dans chaque école, plusieurs classes ouvertes toute la journée aux élèves autorisés. Dans ces classes seraient enseignés des compléments de matières ou des matières complémentaires…

Notions introductives

Sans chercher à faire d’hiérarchisation des personnes ou des matières, à des fins de faciliter l’adoption d’adaptations, il est important de revoir certaines notions dont celles des capacités intellectuelles, des sensibilités tout comme des matières. Concernant les cours nous les différencions en deux catégories : matières évolutives et matières non évolutives.

– Matières évolutives :

Par matière évolutive est entendu une matière qui d’un mois à l’autre voire d’une année à l’autre nécessite la compréhension de la matière précédente ; pour exemple, les mathématiques.

– Matières non-évolutives :

Par extension, une matière non évolutive est celle qui peut s’enseigner grâce à un ensemble de connaissances acquises mais pas forcément d’une matière en particulier ; pour exemple, la géographie.

Principe

Maintenir en permanence plusieurs classes ouvertes dans lesquelles un enseignant travaillerait à accueillir les enfants ayant reçu l’aval de leur professeur ; l’enfant choisissant lui-même l’une ou l’autre matière des classes ouvertes disponibles.

L’enfant qui aurait de l’énergie à dépenser s’orienterait sans doute vers les cours de sports. L’empathe pourrait prolonger son apprentissage ou œuvre artistique dans la classe de musique ou d’arts plastiques. Certains profils pourrait se lancer ou prolonger le codage informatique commencé, etc.

L’aval serait donné à tout enfant ayant vraisemblablement assimilé la matière (surtout évolutive) durant un cours prolongé. Les différents cours, pour que les avantages décrits ci-après puissent être constatés, devrait passer idéalement passer à 1h40 ou 1h30 comme c’est déjà le cas dans certaines écoles dont Fra Angelico. De ce fait, lorsqu’un professeur constatera l’assimilation d’une matière par l’un ou l’autre élève, il pourra les inviter à s’éclipser en début ou au milieu du cours prolongé (carnet horaire sera proposé ultérieurement).

Avantages

En plus de ce qui sera évité pour les plus rapides, le professeur pourra se consacrer durant certaines heures de cours à ceux qui ont besoin d’un peu plus d’attention voire à ceux qui présentent de plus grandes difficultés puisqu’il diminuera le nombre d’élèves dans sa classe.

Ce nombre sera d’autant plus bas, que les élèves seront parfois plus motivés qu’aujourd’hui à se concentrer pour pouvoir participer à un cours qu’ils préfèrent. Une partie de ceux-ci sont justement ceux qui font du bruit parce qu’ils s’ennuient (…).

Les professeurs pourront donc retrouver la qualité d’enseignement que les plus motivés recherchent et qui plus est, dans des conditions plus agréables. Les professeurs de sports, d’arts ou d’informatiques pourront travailler avec des élèves plus motivés. La santé mentale de l’ensemble des enseignements sera améliorée et de ce fait, l’enseignement dans son ensemble. Il sera dès lors plus facile de retrouver les professeurs manquants ou éviter l’absentéisme actuel. Il est fort probable que le taux d’échecs diminue sensiblement (…).

Adaptations

Même s’il est fort probable qu’il faudra un temps d’adaptation notamment pour maintenir les élèves pressés, il faut considérer que si un élève veut accéder à ce plaisir physique ou intellectuel il sera plus enclin à rester sage pour y avoir droit.

Pour le professeur, une fois le principe adopté, il pourra utiliser une application dont nous proposons de faire l’architecture, pour qu’il n’ait qu’à cocher l’élève et l’heure de départ (correspondant ou non à l’heure de l’application) qui devra correspondre à celle de la classe ouverte dans laquelle il se rend avec une marge à définir (5minutes pour se rendre d’une classe à une autre avec en plus, un passage possible vers les toilettes) (…).

Conclusion

Sans grand bouleversement dans les matières, sans complication organisationnelle importante, sans véritables surcoûts pour les Etats puisqu’ils disposent des classes de sport, d’arts et d’informatiques en principe et qu’ils devraient voir une diminution de l’absentéisme, le système ne semble pas présenter de désavantages à ce jour.

(…)

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