Normalité : points d’appui

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Faits pour être debout… mais pas pour se reposer avec le dos vertical et encore moins pour s’affaler

Certains détracteurs de l’évolution humaine nous diront que nous ne sommes pas faits pour être debout. D’un point de vue personnel, nous dirions qu’ils n’ont rien compris à la mécanique corporelle. Nos vertèbres et nos disques sont plus épais au fur et à mesure que nous descendons dans la colonne vertébrale. Les muscles stabilisateurs sont modelés pour nous porter droit. Par contre, là où se veut notre rapprochement avec ces scientistes, c’est que nous leur accordons que nous ne sommes pas faits pour nous reposer en position verticale ni pour rester debout ni en marchant.

Le long de la colonne vertébrale, nous avons les muscles paravertébraux ou spinaux dont l’un des rôles est d’espacer les vertèbres. Entre les vertèbres se trouvent les disques. Ces derniers jouent un rôle d’amortisseur lors des différents chocs survenant quotidiennement.

Si les spinaux travaillent, ils réduisent la charge sur les disques. Ceux-ci supportent donc mieux le poids de la journée.

Lors du repos en position verticale, les spinaux ne travaillant plus, ils ne jouent plus leur rôle de stabilisateur vertébral et laissent aux disques tout le poids. Ainsi, les disques s’affaissent progressivement. Dès lors les vertèbres se rapprochent, s’entrechoquant plus facilement et d’autant que la stabilisation des spinaux n’est plus présente. A ce moment l’usure des vertèbres dénommée arthrose commence à se faire par surcharge sur les parties articulaires des vertèbres.

C’est une des raisons pour lesquelles il n’est pas bon de se vautrer fréquemment sur sa chaise. L’idéal voudrait que pour se reposer nous soyons couchés afin que le poids ne se répartisse pas sur les dernières vertèbres mais bien tout le long du corps.

En théorie, la sieste est dès lors une pratique a conseiller mais qui d’une part est difficilement applicable pour la plupart et d’autre part présente parfois des inconvénients (…).

Si nous avons été affalés ne fut-ce que légèrement mais durant un temps prolongé, si nos disques sont déjà fatigués pour l’une ou l’autre raison notamment par travail musculaire lié à la tension nerveuse, si notre dos se fait ressentir parfois, ou si au pire nous avons déjà senti nos nerfs, FAISONS ATTENTION EN NOUS LEVANT À NE JAMAIS REGARDER AU LOIN mais à regarder à un ou deux mètres au sol.

Le Point d’Appui est réalisé dans un esprit préventif, un esprit d’économie d’énergie et non pas dans le but uniquement de soulager un corps souffrant.

Point d’appui :

La règle du point d’appui correspond principalement à s’appuyer dès que le tronc se porte en avant.

Le tronc se déplaçant antérieurement, les muscles du dos dos ainsi que les muscles postérieurs des jambes doivent compenser le déséquilibre vers l’avant voire sur le côté si le tronc est asymétrique, placé asymétriquement ou si l’objet porté est encombrant donc déséquilibrant.

Le tronc porté en avant semble augmenter de poids par l’effet du bras de levier.

Grâce à un point d’appui bien placé, le corps ne travaille plus dès lors pour compenser la surcharge dans le dos liée au déséquilibre et au déplacement antérieur mais ne travaille plus également à un seul endroit charnière. C’est l’ensemble du corps qui travaille. Les charges sont bien réparties.

Le point d’appui permet aussi d’aider les membres – le plus souvent les jambes – qui doivent porter la charge.

Concrètement, en se levant ou s’asseyant par exemple, s’appuyer sur les accoudoirs ou sur soi-même évite que la charge ne soient trop importantes dans les genoux.

La flexion du tronc n’est donc en réalité, que rarement mauvaise si elle est effectuée avec un point d’appui et en se déroulant correctement. Ne pas utiliser régulièrement son tronc en flexion entraîne d’ailleurs souvent des rétractions des muscles dorsaux

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