Matériel : rehausseur / panne
Attention à lire les consignes avant de lire toute page d’un site santé !

Rehausseurs :
Les rehausseurs de siège ainsi que les toilettes surélevées respectent encore moins la position morphologique (normale) de la défécation que les cuvettes de hauteur conventionnelle.
Les hanches sont trop peu fléchies et ne permettent ainsi pas d’évacuer aisément les selles. L’ouverture de l’angle anorectal et la bonne répartition des directions de force de poussées sont dans ce cas, impossible en principe (…). Les rehausseurs ou les toilettes surélevées sont donc générateurs de constipation. Les chaises percées sont elles aussi, un peu trop hautes la plupart du temps…
Si une personne a des difficultés pour se relever malgré une bonne flexion du tronc, essayons de voir préalablement si elle y parvient soit en fixant des poignées (via les conseils d’ergothérapeutes notamment) soit en installant un cadre de toilette comme celui en début de page.
Il présente l’avantage de ne pas devoir faire de trous dans les murs, d’être éventuellement transportable et surtout de permettre à quiconque -homme souhaitant uriner debout principalement- de pouvoir se soulager sans devoir retirer le rehausseur.

Pannes :
Lorsque quelqu’un est affaibli au point d’être alité, il est de rigueur parfois d’utiliser une panne ou pire d’inciter des personnes continentes à se soulager dans une protection (lange). Vu la fatigue du sujet, vu les informations reçues sur une défécation correcte et sur la position normale de la défécation, nous devrions comprendre aisément qu’il est quasi impossible de se vider correctement en position couchée. Dans le cadre des urines, il n’est pas rare de voir des personnes qui étaient continentes avant d’entre en hôpital, ressortir après 15 jours de MAUVAIS soins, incontinentes par le principe de l’urgence mictionnelle.
Imaginons de le faire nous, nous qui sommes sans doute en bonne santé, debout ou couché. Imaginons de le faire avec quelque chose de dure sous les fesses qui nous creuse le dos et finalement nous rentre les fesses. (…) Difficile n’est-ce pas ?!
La panne est dès lors à proscrire si le patient à la force de se relever, s’il a toute sa tête et s’il n’y a pas bien entendu de contre-indications médicales diagnostiquées par le médecin lui-même. Elle est d’autant plus à proscrire qu’il est nécessaire de se déplacer pour être mieux et qu’il pourrait être considéré comme criminel aujourd’hui de laisser des personnes au lit trop longtemps notamment en faisant des mises au lit précoce comme c’est le cas dans les hôpitaux et les les maisons de repos trop souvent.
En prenant le temps d’installer un patient sur la toilette même s’il est fatigué, la défécation au fur et à mesure peut se normaliser et/ou la prise d’un laxatif léger peut être suffisante.
(…).