Psycho : action et contreréaction de l’extrême
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Sans chercher à défendre les positions extrêmes, il est possible de comprendre sans trop de difficultés qu’une partie de celles-ci font suite à une réaction à une position extrême antagoniste. Ce phénomène sociologique est dénommé Polarisation réactive. Lorsqu’une personne subit l’extrémisme de front, elle peut développer par incompréhension un comportement tout aussi extrême. En psychologie, on parle plutôt de Réactance psychologique.
Développée par Jack Brehm, la réactance est un mécanisme de défense : lorsqu’une personne sent que sa liberté de pensée ou d’action est menacée par une injonction (religieuse, familiale, idéologique, écologique), elle développe une motivation négative qui la pousse à faire exactement l’inverse de ce qui est attendu, souvent de manière exacerbée.
Dans la perte de repère du débat suite à l’excès d’algorithmes, de débats coupés par des journaleux plutôt que par des médiateurs, cet extrémisme semble s’accroître. Sans doute pourrions-nous rajouter à ces facteurs des éléments politiquement incorrects liés à ce que nous avons appelés les juges du net ou au public de Hanouna mais nous y reviendrons plus tard. Sans doute pourrions-nous aussi nous poser la question de l’aggravation de ces comportements malgré une pédagogie plus grande dans l’enseignement tout comme dans l’entreprise. La résilience n’est que rarement étudiée par ceux qui défendent le droit individuel au détriment parfois du droit/devoir collectif.
Relever ce mécanisme de défense dans cette page est destiné à faire comprendre aux personnes qui se sentent agressées dans leurs convictions que chaque intervenant à peut-être sa part de responsabilité dans l’incompréhension de l’Autre, que le vécu de l’Un empêche d’exprimer avec modération sa propre perception ou d’accueillir la vision de l’Autre.
exemples courants :
- Prenons l’exemple de l’enseignement traditionnel et de certaines pédagogies dites actives. Durant des décennies, certains courants scolaires traditionnalistes dominaient l’enseignement avec certains abus parfois. Suite à la déception de ces premiers courants parfois élitistes, des parents en souffrance sont tombés dans une pédagogie inverse dont celle de Dolto et de ses nombreuses perversions cachées. Les pédagogies dites actives permettent l’émancipation des individus mais dans certains cas, empêchent l’intégration de ces enfants à l’âge adulte dans des structures avec hiérarchie. Les pédagogies dites positivistes n’entraînent pas moins de mal êtres face aux injustices d’une Société et de la nature.
- Combien de parents ne se retrouvent pas seuls après avoir voulu retenir trop souvent leurs enfants à la maison. Le juste milieu est difficile à atteindre mais l’extrémisme éducationnel (toxique) n’apporte pas souvent l’amour des enfants.
- Nombre de féministes ne sont plus suivies par leurs pairs dès lors que leurs revendications s’apparentent à de la misandrie, réaction extrême faisant souvent suite à des violences subies durant l’enfance la plupart du temps.
- Les religions qu’elle soit constantiniste chrétienne (catholicisme), musulmane, ou juive, ne sont que trois des millions de religions que l’humain a suivi ou créé depuis des milliers d’années. Les personnes qui ne croient pas et à qui on impose les rites des croyances qui, pour certains, n’ont aucun fondement rationnel, peuvent s’opposer aux croyances de différentes manières. Plus ces religions sont vindicatives, plus les personnes dites rationnelles s’opposeront sans qu’il ne s’agisse d’islamophobie ou d’antisémitisme. Cette accusation est elle-même parfois une victimisation pathologique ou manipulée. Il n’est pas rare par exemple de voir des personnes non croyantes d’origine chrétienne fêter Noël et s’opposer à la pratique du Ramadan alors que cette dernière est parfois pratiquée par des personnes qui ne sont plus fondamentalement croyantes (…).
- Lorsque des idéologues écologiques sans grande compétence scientifique ont décidé de confondre émission de CO² et dangerosité du nucléaire, de confondre kWh potentiel et stabilité énergétique, certains antis ont plongé sur ce manque de cohérence pour considérer toute décision écologiste comme étant infondée alors que la simple lutte contre les plastiques qui s’insèrent dans notre alimentation et notre corps devraient être un combat commun, que de respirer un air plus sain reste plus agréable, etc.
Ces exemples ne sont que certaines des oppositions entraînant un clivage parfois violent. Comprendre le mécanisme qui empêche d’adhérer à sa vision des choses, pourrait aider chacun à descendre d’un cran dans la réactivité et ainsi d’apprendre à réécouter l’avis de l’autre.
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