Droit et Devoir : Société sociale antisociale
Repenser le lien entre droits et devoirs dans notre Société

Dans nos sociétés modernes, une dynamique déséquilibrée s’est installée entre l’augmentation des droits individuels et l’effacement progressif des devoirs sociétaux.
Ce paradoxe d’une Société qui se veut sociale, mais qui omet depuis quelques décennies de valoriser la contribution collective, pose plusieurs problématiques fondamentales. Comment recréer un équilibre permettant à chacun de bénéficier d’un système social favorable tout en le finançant correctement ? Comment redonner du sens aux nombreuses personnes (empathiques) qui manifestent leur désarroi ou qui tombent en burnout / bore-out par manque de sens (…) dans leur travail ou dans leur représentation d’une Société plus idéale ?
Les sociétés tribales ou communautaires (à ne pas confondre avec une population sous gouvernance communiste ou à peine industrialisée) fonctionnent sur le principe d’une intelligence collective dans laquelle chaque membre a un rôle actif à jouer pour le bien-être du groupe. Il est urgent de repenser nos modèles contemporains pour réintroduire cette dimension de devoirs sociaux ou sociétaux ; ces derniers n’étant pas à considérer comme une contrainte mais comme une responsabilité partagée. Insistons sur le fait que cette responsabilité est une action naturelle animale dominante pour une grande part de la population dite empathique et un besoin naturel pour l’ensemble de la population grégaire bien malgré elle (…).
Le principe des vases communicants dans l’économie sociale
Actuellement, les économistes d’état travaillent par l’addition des charges financières sociales alors qu’en réalité, c’est une conception mathématique erronée mais ancrée aussi bien par les partis d’un bord que d’un autre. L’économie sociale ne doit plus fonctionner sur une accumulation des charges où chacun revendique un droit individuel oubliant les fondements même de l’action sociale. Ce modèle est inefficace, car il transforme les aides sociales en simples transferts financiers, souvent déconnectés d’une logique de participation active des bénéficiaires impliquant ainsi un calcul primaire de somme des charges des actions sociales et faisant penser que les services sociaux ne pourraient plus être maintenus.
Pour rétablir un équilibre budgétaire, il est essentiel d’instaurer un principe de vases communicants : chaque aide accordée doit être liée à une forme de contribution au bien-être collectif ainsi, les services sociaux pourraient être plus efficaces tout en maintenant une stabilité et une dynamique économique permettant d’éviter un changement de niveau de vie de notre Société. Une page spécifique au niveau de vie est en rédaction. Elle sera une extension de la philosophie traitée dans les pages comme celle du Prix de l’empathie.
Proposition d’un devoir social actif
1. (R)établissement d’un service de génie civil obligatoire
Inspiré du principe de service militaire, ce programme aurait une vocation sociale et humanitaire. Durant une année, chaque participant passerait par 6 mois de formations avant d’être envoyé sur le terrain lors d’une catastrophe naturelle voire suite à des destructions liées à un conflit armé (deuxième ligne). Chacun servirait les habitants du pays mais également chaque pays européen et pays en difficulté hors union. La formation traiterait essentiellement des points suivants :
- Secourisme : Acquisition des compétences pour répondre efficacement aux urgences sanitaires.
- Logistique et organisation : Capacités à coordonner des équipes et des ressources en situation de crise.
- Langues : Maîtrise des bases linguistiques nécessaires pour intervenir dans un contexte international ou multiculturel.
- Gestion des catastrophes : Préparation aux incendies, inondations, tremblements de terre ou attentats.
Plus d’informations sur le service de génie civil (intérêts, coûts, etc.)
2. Formation continue et partage de compétences au sein d’associations
Être en recherche d’emploi ne signifie pas être en pause. C’est une étape, parfois inconfortable, mais précieuse pour se redécouvrir et rester connecté au monde. Le travail au sein d’une association est l’une des plus belles manières de transformer cette période en opportunité.
Chaque jour, des personnes choisissent — ou se voient proposer — de contribuer à une cause commune. Celles et ceux qui s’y engagent découvrent bien vite que cette expérience fait du bien : parce qu’elle permet d’aider, d’utiliser ses compétences, de rencontrer de nouveaux profils, et de retrouver confiance en soi.
Travailler pour une association, c’est aussi apprendre autrement. Les compétences partagées là sont celles de l’écoute, du relationnel, de la solidarité – mais aussi du travail en équipe, de la gestion du temps et du projet. Autant de savoir-faire qu’on emporte ensuite dans sa carrière future.
Ce principe n’est pas une contrainte, c’est une valorisation : celle du potentiel humain et de l’utilité sociale. Participer à la vie associative, c’est rester actif, tisser du lien et donner du sens à une période souvent vécue comme un vide.
Les bénéficiaires de prestations sociales, comme le chômage, pour pouvoir bénéficier de l’ensemble des avantages, devraient donc consacrer :
- 8 heures par semaine à des activités au sein d’associations répertoriées par l’État, changeant de catégorie tous les 3 mois. Cette alternance permettra d’augmenter la formation des bénéficiaires au sein des associations et permettra aux associations de bénéficier de la connaissance de profils distincts au sein des associations souhaitant bénéficier des compétences de tierces personnes (…).
- 4 heures par semaine à des activités dans une association de leur choix, afin de favoriser leur implication personnelle et leur ouverture (…).
Les catégories répertoriées d’associations pourraient être les suivantes :
- Handicaps : Soutien aux personnes en situation de handicap et à leur inclusion (notamment via notre association sœur Almagic).
- Santé : Activités liées à l’aide aux malades, aux personnes âgées ou à la prévention.
- Éducation : Participation à des initiatives éducatives ou à l’accompagnement scolaire (sous conditions).
- Culture et patrimoine : Valorisation du patrimoine culturel, des arts et de la mémoire collective.
- Sports et loisirs : Promotion des activités sportives ou éducatives liées au bien-être (sous conditions).
- Environnement et protection des animaux : Initiatives pour la préservation de la nature, le bien-être animal et la sensibilisation écologique.
- Justice et droits humains : Soutien aux associations œuvrant pour l’égalité, la défense des droits fondamentaux et la lutte contre les discriminations.
Infos complémentaires sur l’intérêt pour chacun de cette contribution aux associations.
Conclusion : Revenir à une intelligence collective
En instaurant un devoir social actif et en restructurant le modèle économique sur le principe des vases communicants, nous pourrons renforcer les liens entre les individus et la communauté. Ce modèle valorise autant l’entraide que la responsabilisation, et contribue à redonner du sens à la notion de Société : un ensemble d’individus unis par des droits, mais aussi par des devoirs envers le collectif comme la plupart des populations tribales l’ont toujours fait (…).
L’intelligence collective devrait permettre de mieux réfléchir aux solutions à moyen et long terme de l’incidence du vieillissement de la population…
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