Droit et devoir : service civil vs service militaire

Repenser le lien entre droits et devoirs dans notre Société

Notre Société sociale est devenue antisociale, sans doute bien involontairement, d’une part par le manque de recul de nos intellectuels et de pédagogues et d’autre part par l’opportunisme de commerciaux qui se sont emparer des opportunités financières qui ont découlées de cette forme d’incompétence. Dans cette Société, seuls les empathes sont sur le terrain à tenter de colmater les difficultés de chacun ou failles du système sans comprendre bien souvent non plus les biais de l’aide qu’ils apportent, emportés par leur bonne volonté et leur opposition naturelle (…).

Face aux tensions géolo-atmosphériques et géopolitiques actuelles, il devient impératif de réveiller notre conscience grégaire naturelle. L’entraide ne doit plus être une option, mais un socle sociétal permettant d’agir à l’échelle locale et européenne. Si le service militaire a laissé des lacunes en son temps, il portait malgré tout une idéologie d’entraide que les approches purement comptables ou politiques court-termistes ont négligée.

Proposition et solutions :

Mise en place d’un service civil obligatoire, non seulement après des études comme le fut le service militaire, mais également en remplacement d’une peine pour des mineurs entre 15 et 18 ans et pour des peines de majeurs entre 18 et 25 ans.

Le service civil serait de 12 mois dans le système organisé par l’Etat et de 15 mois dans le système civil privé. Dans celui d’Etat, il serait réparti en 3 périodes :

  • 3 mois de formations dans la langue du pays
  • 3 mois de formations complémentaires en anglais (langue de communication internationale actuelle)
  • 6 mois de mises en application du contenu des formations

Les formations ne seraient que partiellement militaires comme on l’entendait précédemment. Elles se concentreraient sur les besoins humains en cas de conflits, en cas de catastrophes naturelles, en cas d’accidents et d’incidents dans la vie privée tout comme dans toute pratique professionnelle. Cet enseignement viendrait donc aider la Société en cas de difficultés majeures géopolitiques mais également de difficultés courantes. Le coût que le service civil représente pour des économistes court-termistes ou ne comprenant pas les vases communicants est en réalité à reporter partiellement sur d’autres coûts dont celui du vieillissement tout comme celui des pertes liées aux changements climatiques, des coûts de prises en charge de la petite criminalité (…).

Les formations comporteraient donc des notions :

  • secourisme (soins et réanimation) et manutention de personnes
  • évacuation de personnes (blessées ou non) par voiture, camion, bateau, ou avion
  • lutte contre les incendies
  • gestion de l’eau (bâche sur les toits arrachés ou perforés, création de digues, installation de système de maintien des eaux, etc.)
  • sécurisation de sites (installation de madriers, évacuation de pierres, utilisation de bras de leviers, usage d’une pelle et d’une brouette, etc.)
  • logistique (acheminement ou évacuation de matériel par les différents types de transport – conduite éventuelle d’engins divers)
  • cartographie (boussole et déplacement de jour comme de nuit sans GPS)
  • liste non exhaustive

Durant les 3 premiers mois l’ensemble de ces notions seraient passées en revue ; les étudiants pourraient rentrer à domicile. Durant les 3 mois suivants, un perfectionnement de plusieurs de ces notions se feraient en anglais en mélangeant les différentes nations sans pouvoir rentrer à domicile. Les jeunes sanctionnés seraient répartis dans les groupes des adultes dans les proportions de 1 mineur pour 20 majeurs afin d’éviter le jeu de dominance comme celle rencontrée dans la rue, dans les centres ou dans les prisons. Les adultes sanctionnés ne dépasseraient pas non plus cette proportion. Face à l’adversité de tiers, notamment durant la seconde guerre mondiale, il n’était pas rare de voir des petits criminels devenir des résistants

Boris Cyrulnik et la résilience : Un merveilleux malheur (…).

Durant les 6 derniers mois, chacun logerait dans un campement militaire. L’ensemble des miliciens seraient envoyés partout en Europe où se trouvent les catastrophes naturelles ou les risques de catastrophes. Les jeunes pourraient écourter cette période en étant déplacés dans un pays en difficulté hors du territoire européen (famine, catastrophe géologique, etc.).

Agir pour autrui n’est pas une sanction mais un besoin naturel oublié par beaucoup.

Le service civil aurait donc un impact sur la solidarité des européens en cas de difficultés durant le service mais bien au-delà de cette période pour aider des voisins âgés, pour intervenir en cas de fuites chez le voisin, etc.

Investir dans le génie civil est un investissement sur la solidarité d’une nation européenne naissante (…).